Cameroun RC Répond à Désastre

Le 14 février 1998 au Cameroun et au quartier Nsam à Yaoundé, il y a un catastrophe causé par les citernes de carburants. Il y a eu beaucoup de brûlés, beaucoup de morts, des familles choquées, stressées, tourmentées, etc.

Un appel a été lancé par l'église catholique pour que le groupe RC Cameroun se mette au travail parce que le Curé, les prêtes et les soeurs religieuses canadiennes et autres ne pouvaient satisfaire cette demande. Nous avons passé du temps à faire des contacts avec les autorités religieuses, les familles et les sinistrés vivants dans les hôpitaux de Yaoundé. Le recensement va plus de 89 familles connues pour le moment. Actuellement nous sommes sur le terrain.

Nous avons rencontré tous les cas - les personnes qui ne parlaient pas, celles qui font des cauchemars, celles qui ont perdu le goût de tout, etc. Le groupe et moi avons trouvé la solution dans le processus de l'art d'écouter et nous avons les témoignages. Les gens cherchent à savoir qui nous sommes, d'où nous vient cette intelligence, cette force dynamisme. Certaines personnes veulent intégrer le groupe pour en savoir plus et des groupes de soutien des sinistres vont constituer d'un moment à l'autre.

Concrètement ce que nous faisons, c'est de séances de 60 minutes par famille. Nous y allons un jour sur deux. Les sinistrés ont reçu des dons de partout, mais du coté psychologique cette prise en charge a été négligée et c'est le curé de NSAM de la paroisse Sainte Trinité qui s'est trouvé submergé par les familles des sinistrés et a fait état à la hiérarchie qui à son tour a initié ce projet de prise en charge psychologique des sinistrés et de leurs familles.

La tâche est si importante que ce n'est pas un travail d'un jour, d'une année, mais des années durant. Le processus de la RC apporte une guérison rapide et appréciable. Les familles reprennent petit à petit leur train de vie et ont toujours besoin du groupe RC par apport à ceux qui viennent leur dire de ne pas pleurer, de ne même plus parler du drame quelle aggravation de la situation.

Ngo Etame Odette
Yaoundé, Cameroun


 

Cameroon RCers Respond to Disaster

On February 14, 1998 in the NSAM section of Yaoundé in the Cameroon, there was a disaster caused by an explosion of fuel tanks. Many people were burned and died. Families were in shock, stressed, tormented, etc.

The Catholic Church appealed to the RC group for help because the parish priest, other priests, and the Canadian nuns couldn't meet the demand. We spent time making contact with the religious authorities and the victims of the disaster and their families who were staying in hospitals in Yaoundé. The census counted more than eighty-nine families. We are still working with them.

We have met all kinds of people - people who couldn't speak, who were having nightmares, who had lost their taste for everything. The group and I found a solution in the process of listening, and we have had many testimonials. People want to find out who we are and where this intelligence, this dynamic force comes from. Some people want to join our group to know more about us. Disaster support groups will be forming soon.

Concretely, what we are doing are hour-long sessions with each family. We see them every other day. The disaster victims had received donations from all over, but the emotional side was being neglected. The NSAM parish priest of Saint Trinity parish found himself overwhelmed by the families of the victims and appealed to the Church hierarchy, which in turn initiated the project of taking emotional responsibility for the victims and their families.

This task exceeds a day's or even a year's work, but the effect of what we do will last many years. The RC process brings a rapid and appreciable healing. The families are slowly regaining their lifestyles. They will always need the RC group to counter the people who tell them not to cry, or even talk about, the drama or the aggravation of the situation.

Ngo Etame Odette
Yaoundé, Cameroon
Translated by Ellie Putnam


Last modified: 2017-05-06 23:35:41-07