Pourquoi le changement climatique est notre priorité

La Communauté de Réévaluation par la Co-écoute est consciente du défi que pose l’évolution rapide de notre climat. Il y a quelques années, nous avons adopté un objectif afin de nous guider dans notre travail pour relever ce défi. La situation continue d’évoluer rapidement et de plus en plus d’informations deviennent disponibles. Voici notre évaluation de la situation actuelle.

Tim Jackins et Diane Shisk


Les souffrances enregistrées sont le principal obstacle à la résolution des problèmes de la société. Par conséquent, grâce à nos connaissances en tant que Co-écoutant-e-s, nous pouvons jouer un rôle central pour résoudre les problèmes auxquels l'humanité fait face. Le changement climatique fait partie de ceux-ci.

Le changement climatique nous oblige dès maintenant à penser clairement et agir efficacement. À moins que l'on n'arrive à réduire drastiquement les émissions de gaz à effet de serre (GES) dans un délai de 5 à 15 ans, des changements globaux dangereusement destructeurs auront lieu. (Le changement climatique a déjà des effets préjudiciables en beaucoup d'endroits). Si d'autres problèmes auxquels l'huma­nité doit faire face peuvent être extrêmement nocifs, aucun (en dehors du risque de guerre nucléaire[*]) ne représente une menace aussi immédiate et étendue envers les humains et toutes les autres formes de vie.

Les populations indigènes, pauvres ou visées par le racisme ont subi certains des pires effets de la destruction de l'environnement. En fait, le changement climatique a un impact sur tous les groupes opprimés et se retrouve entremêlé avec leur oppression. Mettre fin à toutes les oppressions est une part importante de notre travail pour mettre fin à la destruction de l'environnement. Et prendre en compte le changement climatique doit être considéré comme une part importante de chacune de ces luttes. Unis, nous pouvons arrêter et inverser le changement climatique.

 

LE CHANGEMENT CLIMATIQUE EST UNE RÉALITÉ, ET IL EXISTE DES PREUVES IRRÉFUTABLES QU'IL EST PROVOQUÉ PAR L'ACTIVITÉ HUMAINE

La Terre se réchauffe à cause d'une accumulation croissante d'émissions de GES qui forment une couverture chauffante autour d'elle. La plus dangereuse de ces émissions est le dioxyde de carbone (CO2), même si d'autres émissions (méthane, oxyde d'azote, suies) sont aussi néfastes et contribuent au réchauffement pour moitié de celui dû au CO2. (1) (2)

Les études montrent que l'augmentation des GES résulte principalement de l'utili­sa­tion des énergies fossiles. Les scientifiques ont mesuré l'évolution de la quantité de CO2 dans l'atmosphère en effectuant des forages dans les glaces de l'Antarctique. Les données obtenues montrent que le niveau moyen de CO2 dans l'atmosphère pendant les 800 000 dernières années était entre 180 et 260 parties par million (ppm) — avec des pics à 300 ppm au cours de certaines époques interglaciaires. En 1750, au début de la révolution industrielle (quand les humains ont commencé à utiliser les énergies fossiles en grandes quantités), le taux de CO2 atmosphérique était de 278 ppm. En 2016, il a atteint 405 ppm. (3) La plupart des émissions de CO2 causées par l'homme (80%) résultent de l'utilisation des énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz). Les autres sources significatives sont l'agriculture et la déforestation (20%). (4)

La planète s'est réchauffée de plus d'un degré Celsius (C) pendant cette même période. (5) La moitié de cette augmentation a eu lieu pendant les 35 dernières années. (16 des 17 années les plus chaudes enregistrées sont postérieures à 2000, et 2014, 2015 et 2016 ont chacune battu le record de l'année la plus chaude). (6)

Les dégâts créés par le changement climatique sont déjà bien réels dans certaines parties du globe. Le changement climatique provoque : (a) des sécheresses et des pertes des récoltes (une augmentation de la température signifie moins de pluies, et des pluies à des moments inappropriés de l'année) ; (b) de violentes intempéries, et les dégâts sur les habitations et les inondations qui en découlent (une atmosphère plus chaude est plus humide et provoque de plus grosses tempêtes) ; (c) l’élévation du niveau moyen de la mer qui est source d'érosion du littoral et de salinisation des terres arables (ce qui les rend infertiles) ; (d) l'acidification des océans (qui détériore les écosystèmes marins) ; (e) des feux de forêts ; (f) une augmentation des maladies et des épidémies (une température plus élevée favorise le développement des vecteurs de maladie comme les moustiques et les nuisibles et étend leur zone d'habitat). L'augmentation de la température va multiplier les problèmes en fréquence et en intensité. (7)

Ces changements climatiques peuvent être inversés. Il faut pour cela une rapide transition énergétique éliminant les énergies fossiles, une réduction de la consom­mation, un changement de notre régime alimentaire et de nos pratiques agricoles — tous objectifs qu'il est possible d'atteindre.

 

 

Le changement climatique affecte de maniÈre disproportionnÉe les nations et les populations en premiÈre ligne

Les effets les plus pénibles du changement climatique affectent les populations qui vivent dans la pauvreté (appartenant pour la plupart à la Majorité Globale et aux populations indigènes dans des pays qui sont depuis longtemps victimes de génocides, de l'impérialisme et du colonialisme — que nous appelons "Nations en Première Ligne"). Des centaines de millions de gens luttent avec les effets du changement climatique, comme le manque de nourriture et d'eau, les violentes tempêtes et les déplacements de populations. (8) L'Organisation Mondiale de la Santé estime que 150 000 personnes meurent chaque année à cause du changement climatique. (9)

Les projections permettent d'estimer que la fréquence des catastrophes liées au climat va tripler entre 2009 et 2030. Des catastrophes de violence équivalente tuent entre 12 et 45 fois plus de gens dans les pays pauvres que dans les pays riches. (10) Une baisse de productivité entre 15 et 30% est prédite d'ici 2080 en Afrique, en Asie du Sud et en Amérique Centrale. (11)

Les populations pauvres sont affectées de manière disproportionnée, non seulement parce qu'elles sont souvent plus exposées et plus vulnérables aux aléas climatiques, mais aussi parce qu'elles ont moins de ressources et reçoivent moins de soutien de leur famille, de leur communauté, du système financier et du système de sécurité sociale pour prévoir, faire face et s'adapter. Le changement climatique va aggraver ces problèmes, conduisant plus de 100 millions de personnes à une extrême pauvreté d'ici 2030. (12)

Il est possible de minimiser l'impact du changement climatique sur ces populations et nations vulnérables, mais cela demande d'agir le plus tôt possible.

Les effets du changement climatique VONT EN AUGMENTANT

Les effets suivants continuent d’augmenter au fil du temps. Les températures plus élevées ont entraîné une réduction de 40% de la glace dans l’Océan Arctique depuis 1978. Le taux de perte de la glace est en moyenne de 134 gigatonnes (milliards de tonnes) par an dans l’Antarctique et de 287 gigatonnes au Groenland. Le niveau moyen global de la mer s’élève à présent d’environ 3 cm tous les 10 ans (13) avec une hausse prévue de 80 cm à 2 m en 2100. (14)

Nos océans absorbent plus de 90% de l’augmentation de température de la planète. Cela provoque une hausse des températures océaniques et du niveau des mers et cela met en danger les populations côtières et les écosystèmes marins. Les océans absorbent également 33% des émissions de CO2, ce qui provoque une acidification qui amplifie la menace sur les écosystèmes. (15)

Les changements climatiques provoquent des migrations. Avec l’augmentation de 2°C de température prévue d’ici 2050, les scientifiques anticipent le déplacement de 200 millions de réfugiés chaque année. Ces migrations s’accompa­gnent de souffrances, dues en particulier à la traite des êtres humains. (16)

Il n’est pas trop tard pour inverser ces effets. En réduisant les émissions de carbone, le réchauffement planétaire, au fil du temps, s’arrêtera et s’inversera lentement. Les calottes glaciaires se reformeront, les températures océaniques baisseront et les phénomènes météorologiques se stabiliseront.

 

CE QUE NOUS POUVONS ET DEVONS FAIRE :

ARRÊTER LES ÉMISSIONS POUR LIMITER LE RÉCHAUFFEMENT

La hausse de température doit être maintenue bien en dessous de 2°C (si possible moins de 1,5°C) pour éviter les changements climatiques les plus drastiques et les plus dangereux pour la vie. (Il y a un accord presque unanime parmi les scientifiques (17) et la communauté internationale (18) sur ce point). Le Groupe Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat (GIEC) affirme que nous atteindrons vraisemblablement une augmentation de 3,7 à 4,8°C d’ici 2100, à moins de mettre en place des mesures rigoureuses pour réduire les émissions. (19)

Une réduction des émissions de GES doit avoir lieu d’ici 5 à 15 ans pour avoir 50% de chances de maintenir l’élévation de température en dessous de 1,5°C. (20) Cela implique un arrêt progressif de l’utilisation des combustibles fossiles d’ici le milieu du siècle, avec un dégagement inférieur à 353 gigatonnes de CO2 d’ici là. (21) (Les mines de charbon et les puits de pétrole et de gaz déjà en production contiennent 942 gigatonnes de CO2). Les autres émissions doivent également être considérablement réduites. (22)

Près de 60% des émissions de CO2 mondiales proviennent des 6 nations ou unions les plus fortes économiquement — États-Unis, Chine, Russie, Inde, Union Européenne et Japon — et celles-ci doivent être réduites immédiatement. (16% des émissions proviennent des seuls États-Unis, alors que la population étasunienne représente seulement 5% de la population mondiale.) (23) Tous ces pays (sauf la Russie) ont signé l’Accord de Paris et se sont engagés à réduire les émissions de GES. Cependant, une plus grande réduction est nécessaire pour atteindre les objectifs de l’accord. (Les efforts organisés pour empêcher les États-Unis de se retirer de l’Accord de Paris vont se poursuivre.)

Les énergies renouvelables peuvent en grande partie remplacer notre consom­mation de combustibles fossiles. Le coût des énergies renouvelables est maintenant comparable à celui des combustibles fossiles, et un développement massif de ces énergies doit être encouragé. Globalement, 80% de l’énergie est aujourd’hui produite à partir de combus­ti­bles fossiles. (24) Cependant, chaque année, l’utilisation de sources d’énergie nouvelles et renouvelables (solaire, éolienne et hydroélectrique) augmente. (25)

Les puits de carbone et de méthane — écosystèmes naturels, sur les continents et dans l’océan, qui absorbent ou captent les émissions de GES, en particulier les plantes, les forêts, les sols et l’océan lui-même — sont d’une importance cruciale. Aujourd'hui, plus de la moitié des émissions de carbone causées par l’homme est capturée par ces écosystèmes naturels, ce qui évite qu'elles restent dans l’atmo­sphère. Nous devons préserver ces écosystèmes et en créer de nouveaux — par l’arrêt de la déforestation, la plantation de millions d’arbres et l’adoption de pratiques agricoles régénératrices qui piègent le carbone dans le sol plutôt que de le relâcher. (26)

Ce sont des objectifs réalisables si nous agissons maintenant. Dans le monde entier, des organisations agissent dans ce but.

 

CE QUE NOUS DEVONS FAIRE : BÂTIR UN MOUVEMENT MONDIAL

De grands changements sont nécessaires pour stopper le changement climatique et, pour réussir, il faut un mouvement porté par des centaines de millions de personnes réclamant ces changements. Personne ne peut être laissé de côté. Cette coalition doit inclure les mouvements visant à mettre fin au racisme, aux génocides, à la pauvreté, au sexisme et aux guerres. Il doit inclure le mouvement ouvrier, les étudiants, les parents, les organisations religieuses et laïques — tous les groupes agissant pour la libération humaine, la justice et pour mettre fin à la destruction de l’environnement.

Le changement climatique met en lumière le préjudice général causé par les actions d’une société axée sur le profit, il démontre qu’il est dans l’intérêt de tous d’agir en faveur d’une société qui préserve toute vie et rejette l’exploitation des populations et de notre planète.

Cet objectif est mondialement reconnu.

 

CE QUE NOUS DEVONS FAIRE : ÉLIMINER LE PROFIT

EN TANT QUE MOTEUR DE NOTRE ÉCONOMIE

Nos systèmes économiques ont poussé à la croissance et au profit, avec peu d’égards pour la population, les autres formes de vie et la Terre. Ils maintiennent les gens dans la lutte pour la survie. Ils se servent de l’oppression pour maintenir les divisions et les empêcher de s’unir pour travailler au changement. Le changement climatique met en évidence la destructivité de ces systèmes d’une façon nouvelle et sans précédent. En découvrant à quel point ces systèmes sont destructifs, les gens comprennent la nécessité d’un système qui subvienne aux besoins de tous sans exploitation ni destruction de la planète. Un tel système est dans l’intérêt de tous, y compris de ceux qui appliquent actuellement des politiques erronées et destructrices (et c’est aussi dans l’intérêt de leurs enfants).

De plus en plus de gens remettent en cause notre système économique et son exploitation des gens et de la planète.

 

CE QUE NOUS DEVONS FAIRE :

SOUTENIR LES EFFORTS INTERNATIONAUX

L’Organisation des Nations Unies a joué un rôle prépondérant dans la lutte contre le changement climatique à l’échelle mondiale. L’Accord de Paris, qui est entré en vigueur en novembre 2016, est le premier accord mondial sur le changement climatique. Les pays signataires se sont engagés à réduire leurs émissions et à rendre compte de leurs progrès. Mais l’Accord de Paris n’est pas contraignant, et même si la totalité des réductions auxquelles les états se sont engagés était atteinte, cela amènerait à un réchauffement de 2,7°C, ce qui serait catastrophique. Des réductions supplémentaires sont nécessaires. (27) Néanmoins, l’Accord de Paris constitue une reconnaissance globale de la réalité et de la destructivité du changement climatique et il représente une étape importante vers une solution.

Les pays riches sont les plus aptes à aider les Nations en Première Ligne à s’adapter au changement climatique et à accéder aux énergies renouvelables. Une grande partie de la richesse des pays riches provient de l'exploitation des ressources des Nations en Première Ligne. En 2011, le Fonds Vert pour le Climat a été créé par l’ONU dans le but d'obtenir des pays riches 100 milliards de dollars par an à partir de 2020, mais à ce jour 10 milliards seulement ont été promis. (28) Des fonds importants doivent être réunis et alloués aux pays en développement. Ces nations ne sont pas à l’origine du problème et elles continueront à souffrir de ses effets les plus nocifs.

 

SI NOUS N’Y ARRIVONS PAS

« Si la température moyenne globale augmente de plus de 2°C, les risques pour les écosystèmes et les moyens de subsistance dépasseront le niveau de tolérance. Il est probable que les humains ne pourront plus vivre dans de nombreuses régions qui leur étaient auparavant hospitalières. Ils souffriront de conditions météorologiques de plus en plus variables et extrêmes, avec les conséquences désastreuses dont nous avons déjà un avant-goût. Avec un réchauffement atteignant déjà 1°C, nous fonçons tête baissée vers une crise climatique irréversible. » (29)

Même si la situation est grave et que des conséquences majeures sont inévitables, il n’est pas trop tard pour inverser l’état des choses afin d’éviter les pires effets du change­ment climatique. Plus nous pourrons prendre tôt les mesures nécessaires, moins il y aura de dommages et plus vite nous nous en remettrons, ainsi que la planète.

 

Ce que nous pouvons faire en tant que Co-Écoutant-e-s

La plupart d’entre nous sont insensibilisés, effrayés ou indifférents face au changement climatique. Comme point de départ, nous pouvons identifier et décharger les blessures précoces qui sous-tendent nos détresses (les peines profondes, les peurs, les échecs). Il est important de le faire si nous voulons prendre en compte le changement climatique dans notre vie. Nous pouvons décharger ces vieilles blessures du passé tout en nous délivrant de leur emprise dans le présent.

Nous pouvons tirer leçon de ce qui a été efficace pour changer la société par le passé, et nous pouvons trouver de nouvelles solutions. Ensemble, nous pouvons décharger et réfléchir à une voie nouvelle pour notre société. Nous pouvons créer les conditions du changement. Nous pouvons nous organiser et agir d’une manière innovante.

Nous pouvons, et nous allons, développer une politique claire et un programme qui soit dans l’intérêt de tout le monde. Nous pouvons organiser suffisamment de gens autour de nous pour nous opposer au cours actuel des choses. Nous allons expérimenter et apprendre de tous nos efforts au travers de l'élaboration de notre programme.

 

Traduit de l’anglais par Frédérique Braguier, Régis Courtin, Brigitte Guimbal et Marina Loubet

 

(1)   NASA: Global Climate Change, Vital Signs of the Future. http://climate.nasa.gov/evidence/

(2)   Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC), Climate Change 2014: Mitigation of Climate Change. http://www.ipcc.ch/pdf/assessment-report/ar5/wg3/ipcc_wg3_ar5_summary-for-policymakers.pdf

(3)   Global Climate Change: Vital Signs of the Planet. http://climate.nasa.gov/evidence/

(4)   Boden, T., G. Marland, and B. Andres, 2012: Global COEmissions from Fossil-Fuel Burning, Cement Manufacture, and Gas Flaring: 1751-2009. Carbon Dioxide Information Analysis Center, Oak Ridge National Laboratory. http://cdiac.ornl.gov/ftp/ndp030/global.1751_2009.ems

(5)   World Meteorological Organization, WMO confirms 2016 as hottest year on record, about 1.1°C above pre-industrial era, Press Release January 18, 2017. https://public.wmo.int/en/media/press-release/wmo-confirms-2016-hottest-year-record-about-11%C2%B0c-above-pre-industrial-era

(6)   NYTimes 1/18/17, For Third Year, The Earth in 2016 Set Heat Record.

(7)   NASA: Global Climate Change, Vital Signs of the Future. http://climate.nasa.gov/evidence/

(8)   Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC), Climate Change 2014, Impacts, Adaptation, and Vulnerability, 12.

http://www.ipcc.ch/pdf/assessment-report/ar5/wg2/ar5_wgII_spm_en.pdf

(9)   Oxfam, Suffering the Science: People, Povery, and Climate Change. https://www.oxfam.org/en/research/suffering-science

(10)       Oxfam, Suffering the Science: People, Poverty, and Climate Change. https://www.oxfam.org/en/research/suffering-science

(11)       Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC), Climate Change 2014.
http://ipcc.ch/pdf/assessment-report/ar5/syr/AR5_SYR_FINAL_SPM.pdf

(12) “Shock Waves: Managing the Impacts of Climate Change on Poverty,” World Bank Group. 2016. https://openknowledge.worldbank.org/bitstream/handle/10986/22787/9781464806735.pdf, p.2

(13) NASA: Global Climate Change, Vital Signs of the Future. http://climate.nasa.gov/evidence/

(14) Climate Change in the Pacific Islands, U.S. Fish and Wildlife Service. 

https://www.fws.gov/Pacific/Climatechange/changepi.html#SeaLevelRise

(15) NASA Infographic. http://www.jpl.nasa.gov/infographics/infographic.view.php?id=11298 

(16) UN Refugee Agency, Climate Change and Disasters.

http://www.unhcr.org/en-us/climate-change-and-disasters.html

(17) The world's biggest gamble, Johan Rokström and others. http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1002/2016EF000392/full

(18) United Nations Framework Convention on Climate Change, Paris Accord, 2015.

(19) IPCC Climate Change 2014: Mitigation of Climate Change, 8.

(20) United Nations Framework Convention on Climate Change, Paris Accord, 2015.

(21) Bill McKibben, "Recalculating the Climate Math," in The Republic.

(22) The world's biggest gamble, Johan Rokström and others. http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1002/2016EF000392/full

(23) U.S. EPA, Global Greenhouse Gas Emissions Data.

https://www.epa.gov/ghgemissions/global-greenhouse-gas-emissions-data

(24) International Energy Agency.

https://www.iea.org/newsroom/news/2016/august/iea-data-shows-global-energy-production-and-consumption-continue-to-rise.html

(25) Renewables Status Report. http://www.ren21.net/

(26) Toensmeier, The Carbon Farming Solution. Chelsea Green Publishing, 2016.

(27) Climate Action Tracker. http://climateactiontracker.org/assets/publications/briefing_papers/ CAT_Temp_Update_COP21.pdf

(28) Green Climate Fund, Contributors http://www.greenclimate.fund/partners/contributors/resources-mobilized

(29) The Fifth Assessment Report of the Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC) (2014)

 

 

 

 

[*] De récents événements soulèvent la possibilité d’une prolifération nucléaire, inver­sant ainsi la tendance historique concernant l’éventualité d’une guerre nucléaire.


Last modified: 2017-05-06 23:35:41-07